On m’a pressé de faire paraître de mon vivant quelques morceaux de ces Mémoires; je préfère parler du fond de mon cercueil; ma narration sera alors accompagnée des ces voix qui ont quelque chose de sacré, parce qu’elles sortent du sépulcre. Si j’ai assez souffert en ce monde pour être dans l’autre une ombre heureuse, un rayon échappé des Champs-Elysées répandra sur mes derniers tableaux une lumière protectrice: la vie me sied mal; la mort m’ira peut-être mieux.
François-René de Chateaubriand : Mémoires d’outre-tombe
François-René de Chateaubriand : Mémoires d’outre-tombe
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