L’amour n’est pas à proprement parler une possibilité, mais plutôt le franchissement de quelque chose qui pouvait apparaître comme impossible.
Tout le monde le sait, l’amour est une réinvention de la vie.
Parce que, au fond, c’est ça l’amour : une déclaration d’éternité qui doit se réaliser ou se déployer comme elle peut dans le temps. Oui, le bonheur amoureux est la preuve que le temps peut accueillir l’éternité.
L’amour est une aventure obstinée. Le côté aventureux est nécessaire, mais ne l’est pas moins obstination. Laisser tomber au premier obstacle, à la première divergence sérieuse, aux premiers ennuis, n’est qu’une défiguration de l’amour, Un véritable amour est celui qui triomph…
Le surréalisme exalte l’amour fou comme puissance événementielle hors la loi.
L’amour se rapporte à la totalité de l’être de l’autre, et l’abandon du corps est le symbole matériel de cette totalité.
L’amour ne peut pas être ce don fait à l’existence au régime de l’absence totale de risques.
L’amour, comme toute procédure de vérité, est désintéressé : sa valeur ne réside qu’en lui-même.
Les difficultés de l’amour ne tiennent pas à l’existence d’un ennemi identifié. Elles sont internes à son processus : le jeu créateur de la différence.
Un amour véritable est celui qui triomphe durablement, parfois durement, des obstacles que l’espace, le monde et le temps lui proposent.
C’est cela la rencontre amoureuse : vous partez à l’assaut de l’autre, afin de le faire exister avec vous, tel qu’il est.
L’amour est une réinvention de la vie.
Aimer c’est être aux prises au delà de toutes solitudes, avec tout ce qui du monde peut animer l’existence