On a dit Du sublime au ridicule il n’y a qu’un pas. Ce pas même n’y est pas toujours !.
Quand un homme s’exalte sur son propre mérite, vrai ou faux, cet homme s’élance au-dessus de ses semblables, aussi longtemps que cette idée a une raison d’être.
Il se peut qu’un grand criminel, dans une fureur exaltée, s’extasie sur son courage et sur son succès ; mais le mal ne monte que pour tomber plus bas et de plus haut.
Une mauvaise action peut griser un moment la raison ; on se réveille toujours, soit sur un fumier, soit sur un échafaud, soit dans un abîme. Mais un idéal de vertu, d’héroïsme ou d’amour, non-seulement élève l’homme vers une sphère pure au-dessus de toutes les misères terrestr…