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Boel Souleymane

19 citations et aphorismes

Le mensonge est un venin violent pour la crédibilité d’un homme. Il ressemble aux amatoxines ses effets apparaissent souvent plus tard et finissent par agir sur votre parole comme des toxines fatales. Parfois juste quelques mots suffisent pour faire passer votre sérieux de la …

La violence est un dialogue de sourds auquel même les muets savent répondre.

L’humanité se perd parfois plus vite que la cruauté peut se trouver. Quand une addiction développe chez l’homme une tenace obsession ses semblables n’ont plus aucune valeur à ses yeux.

La raison n’a jamais été aussi lente que quand nos sentiments ont décidé de nous crever les yeux.

Le discours d’un homme à l’esprit éveillé est comme un flingue qui tire en vous effleurant l’oreille. Il sait directement se faire entendre et comprendre en laissant un message clair et concis à son auditoire sans ne jamais blesser personne.

Toutes les explications sur la révolte des pauvres se trouvent dans l’opulence insultante des riches crachant sur leurs nécessités.

Les quartiers miséreux enfantent des prodiges qui ont l’art et la faculté de faire de leurs tragédies de sublimes comédies. Parce que les drames vont et viennent par surprise forger les esprits pour au final en faire de l’acier ou de l’argile.

Peu importe d’où vous venez le talent demeure éblouissant et se remarque comme le scintillement d’une étoile à la nuit tombée. Qu’on la contemple des bas fonds des favélas ou dans l’abondance des luxueux quartiers favorisés. Dans le fond des yeux des hommes elle reste un corps…

La vie des autres perdra toujours son importance aux yeux de ceux dont la raison a cédé la place à la voracité monétaire.

La face cachée de l’industrie de l’armement est que les pauvres se tuent avec les armes que fabriquent les riches. Les marchands de mort inondent la planète d’armes en vivant très loin de la réalité de leurs impacts.

Un seul moment de paix peut ressembler à un nouveau souffle lorsque la violence a toujours étouffé votre vie.

Il n’y a rien de si pitoyable que de contempler les effets d’une ségrégation sociale par une société excluant ses minorités défavorisées par la démesure de ses poncifs tout en ayant laissé mourir les moyens pour les pauvres de pouvoir s’instruire.

Il n’ y a rien de si pitoyable que de contempler les effets d’une ségrégation sociale produits par une société excluant ses minorités défavorisées par la démesure de ses poncifs tout en ayant laissé mourir ses moyens financiers pour les plus pauvres de pouvoir s’instruire.

Les nerfs des hommes peuvent ressembler à quelqu’un qui prend le risque de marcher sur une rivière gelée. Même si la glace a l’air solide, ce n’est que lorsqu’elle se brise sous ses pieds en finissant brutalement dessous qu’il regrette d’avoir marché dessus.

La contagion sanitaire ou morale d’une ville souffrant d’une fracture spatiale hermétique entre les beaux quartiers et ses favelas est évidemment imputable à ses dirigeants qui laissent sa jeunesse se perdre dans le chaos de ce cancer urbain.

La marginalisation est rarement le choix d’un individu, mais plutôt le sort que peut réserver une société qui organise la misère des autres.

Une enfance sans parents est comme une voiture sans phare qui fonce à toute allure sur une route gelée coupée par un mur de brouillard cherchant rapidement à le traverser. L’ignorance du danger d’une collision ne sauve personne des conséquences de la réalité de son choc.

Lorsque les injustices sociales vous giflent vous n’avez pas d’autre choix que de vous défendre.

Le racisme est une souillure pour l’humanité une pollution mentale qui laisse aux hommes l’idée fausse que l’intelligence peut être définie par le paraître.