Je n’ai jamais vu une bête sauvage s’apitoyer sur son sort. Un oisillon tombera mort de froid de sa branche sans jamais s’être apitoyé sur son sort.
Heureux lis, qui ne sera jamais entraîné à une idée fixe, jamais étouffé par la monomanie du bonheur, ou de l’amour, ou de l’accomplissement. Ce n’est pas du laisser-aller. C’est le fait d’être enraciné dans la vie, d’être seul avec soi-même, de vivre la vie comme le lis tant …
On travaille, on file, on s’efforce : tout comme le lis. Mais, comme lui, on suit, au milieu de tout, son chemin de vie, et on le suit seul. De même pour l’amour. Là aussi on suit son chemin, joyeusement seul parmi toutes les merveilles de la communion, enlevé, sur les vents, …