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Érik Orsenna

15 citations et aphorismes

Il se contenta de poser sa main droite sur son épaule. Une main légère comme un oiseau. Souvent, toucher, effleurer même, vaut mieux que parler.

Comment dormir au milieu d’une horloge qui ne sait pas de quel côté va le temps ?

L’un des grands rêves du libéralisme pur et dur était de dépolitiser aussi l’eau, de considérer l’eau comme une marchandise semblable aux autres, qu’on peut produire et distribuer en ne se souciant que d’efficacité. ce rêve est imbécile et ne sera jamais réalisé. L’eau, de par…

Après tout, une phrase, pour un mot, c’est une prison.

Que serions-nous… Jeanne, Jeanne… sans le secours de ce qui n’existe pas ?

Vous avez déjà rencontré une histoire sans suite ? Toutes les fins d’histoire sont des fausses fins. Sitôt qu’on a le dos tourné, l’histoire repart.

L’accordéon est le meilleur ami du marin. Il souffle comme le vent, il grince comme les poulies, et fait danser comme les vagues.

Écrire est une navigation sur la terre ferme, la page blanche est une voile qu’on hisse les mots, un sillage qui s’efface.

Lire ressemble à regarder l’horizon. D’abord on ne voit qu’une ligne noire. Puis on imagine des mondes.

Chaque livre invente sa route.Il va aussi libre, parmi toutes les histoires possibles, que chaque bateau sur la mer entre toutes les destinations.

Quand vient votre dernière heure, vous abandonnez toute fierté.

Grâce à la musique, on voit plus clair, plus loin qu’avec les yeux.

Les histoires sont comme les trains, ou comme les amours : qui peut les contrôler ?

L’une des perversités de la guerre, c’est la tranquillité des villes de l’arrière.

Quand on n’est pas aimé, on n’est personne. Et quand on est personne, on peut devenir n’importe qui.