Pendant des années, il avait rempli des tas de carnets avec des descriptions de chevelures, de visages, de décolletés, de gestes gracieux, soi-disant pour s’en servir un jour dans un livre, mais quand il se relisait il était toujours déçu. S’il avait confiance dans ses notes t…
Je voudrais mourir le plus tard possible en pleine santé. Je parle de la mort puisqu’un livre qui ne parle pas de la mort est pris moins au sérieux. Les auteurs d’autobiographies sont privilégiés : ils ont toujours plusieurs morts à raconter. A quoi bon écrire sur les morts ? …
La mort des autres nous conforte dans l’idée que notre vie est précieuse, importante, essentielle, unique. Nos morts valorisent nos vies. Nous leur survivons en leur promettant de bien penser à eux, ce qui n’est pas cher payé pour le cadeau qu’ils nous font, c’est-à-dire perme…
Cacher aux autres qu’on va mal est un art.
Les souvenirs ressemblent à des graines et la mémoire est un germoir. Chacun garde en réserve des phrases entendues au cours de son existence, qu’il sèmera un jour ou l’autre.
Dommage que la psychanalyse ne guérisse pas de la connerie !.
Les impressions intenses ne disparaissent jamais, on les met de côté pour avoir la paix, on croit qu’elles s’atténuent et que le temps guérit tout, mais le passé peut revenir nous tourmenter à tout moment, il ne prévient pas.
Ne rien refuser de ce que nous offrira la vie.
La mémoire est ambigüe. Je ne dirai pas que c’est une traîtresse, elle risquerait de s’en souvenir !Non. C’est une amie.
A force de dire que l’être humain se conduit comme un rat qu’on oblige à se conduire comme un être humain conditionné par d’autres êtres humains qui se conduisent comme des rats, on oubliait de dire que l’être humain peut aussi se conduire comme un papillon.