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John Steinbeck

26 citations et aphorismes

La bonne histoire consiste en choses à moitié dites qui demandent à être complétées par la propre expérience de l’auditeur.

Il vaut mille fois mieux subir le fouet que la raillerie.

Cela vaut vraiment la peine d’être bon et généreux ; non seulement on accumule ainsi de la joie pour les demeures éternelles, mais on trouve aussi une récompense immédiate, dès ici-bas. Une chaleur dorée habite votre cœur et rayonne comme une brûlante saucisse aux piments dans…

C’est drôle tout de même comme sont les choses. Si un homme a un peu de terre, cette terre est à lui, elle fait partie de lui, elle est pareille à lui. S’il a juste assez de terre pour pouvoir s’y promener, pour pouvoir s’en occuper et être triste quand ça ne rend pas, et se r…

Chaque soir un monde se créait, un monde complet, meublé d’amitiés affirmées, d’inimités subitement établies ; un monde complet avec ses vantards, ses lâches, avec ses hommes calmes, ses hommes modestes et bons. Chaque soir s’établissaient les relations qui font un monde, et c…

On dit que l’homme n’est jamais satisfait ; qu’une chose lui soit offerte, et il en souhaite une seconde. Cela est dit dans un sens de dénigrement et c’est cependant là une des plus grandes qualités de la race humaine, celle qui la rend supérieure aux animaux, lesquels se cont…

L’endroit où qu’on vit, c’est ça qui est la famille.

L’endroit où qu’on vit, c’est ça qui est la famille. On n’est pas soi-même quand on s’est empilé dans une auto tout seul sur une route. On n’est plus vivant.

A quelques milles au sud de Soledad, la Salinas descend tout contre le flanc de la colline et coule, profonde et verte.

Maintenant, George ne me laissera peut-être pas soigner les lapins quand il saura que tu es mort.

C’est pas une fois que j’ai vu ça, mais mille… Un type qui parle avec un autre, et puis, ça n’a pas d’importance s’il n’entend pas ou s’il ne comprend pas. L’important c’est de parler, ou bien de rester tranquille, sans parler. Peu importe, peu importe.

Vous avez tous peur les uns des autres, c’est pas autre chose. Vous avez tous peur que les autres aient quelque chose à raconter sur votre compte.

C’est une des plus grandes tromperies…que de faire croire aux hommes que les années apportent autre chose que vieillesse et tristesse…Et les souvenirs.

Ce sont toujours les hommes en troupeau qui gagnent les batailles, et les hommes libres qui gagnent la guerre.

Il y a des preuves très solides pour affirmer que Dieu n’existe pas, mais, pour bien des gens, elles ne sont pas aussi fortes que l’impression qu’il existe.

– Les types comme nous, qui travaillent dans les ranches, y a pas plus seul au monde. Ils ont pas de famille. Ils ont pas de chez-soi. Ils ont pas de futur devant eux.

– Bon Dieu, tu peux dire que t’es dérangeant, dit George. Si j’t’avais pas à mes trousses, j’pourrais me débrouiller si bien, et si facilement. J’pourrais avoir une vie si facile, et avoir une femme, peut-être bien.

Il arrive qu’un homme prenne plaisir à être stupide si cela lui permet de faire une chose que son intelligence lui interdirait.

– Mais pas nous ! Et pourquoi ? Parce que… Parce que moi, je t’ai toi pour t’occuper de moi, et toi, t’as moi pour m’occuper de toi, et c’est pour ça.

Pour l’homme né sans conscience, l’homme torturé par sa conscience doit sembler ridicule.Pour le voleur,l’honnêteté n’est qu’une faiblesse. N’oubliez pas que le monstre n’est qu’une variante et que, aux yeux du monstre, le normale est monstrueux.

J’aime caresser les jolies choses. Un jour, à la foire, j’ai vu de ces lapins à longs poils. Et ils étaient jolis, pour sûr. Des fois même, j’caresse des souris, mais c’est quand j’peux rien trouver de mieux.

Le bien le plus précieux est le cerveau isolé de l’homme.

J’ai adoré et je l’ai relu plusieurs fois,ce qui est rare pour moi !

– Elles étaient si petites, dit-il pour s’excuser. J’les caressais, et puis bientôt, elles me mordaient les doigts, alors, je leur pressais un peu la tête, et puis elles étaient mortes… parce qu’elles étaient si petites.

Un congrès de chiens s’était rassemblé sur la route en l ‘honneur d’une chienne.Cinq mâles,bâtards de bergers et de colleys,«chiens dont la race s’était estompée, conséquence d’une vie sociale débarrassée de préjugés ».

Je suis fatigué des gens qui savent tout sur la guerre sans l’avoir jamais faite.