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Nietzsche

19 citations et aphorismes

L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhomme, une corde au-dessus d’un abîme.

L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhomme, une corde au-dessus d’un abîme. Danger de franchir cet abîme, danger de se mettre en route, danger de regarder en arrière, danger d’être saisi d’effroi, danger de s’arrêter soudain.

L’homme est l’animal qui n’est pas encore fixé de manière stable.

Celui qui a plongé son regard au fond de l’univers devine très bien quelle profonde sagesse il y a dans le fait que les hommes sont superficiels.

Pour l’éducation : j’ai vu clair peu à peu sur le défaut le plus général de notre façon d’enseigner et d’éduquer. Personne n’apprend, personne n’aspire, personne n’enseigne – à supporter la solitude.

Toute tentative d’aller au fond des choses, d’éclaircir les mystères est déjà une violence, une volonté de faire souffrir, la volonté essentielle de l’esprit qui tend toujours vers l’apparence et le superficiel –dans toute volonté de connaître, il y a une goutte de cruauté.

Partout où la morale des esclaves arrive à dominer, le langage montre une tendance à rapprocher les mots bon et bête .

Pour le plus petit comme pour le plus grand bonheur, il y a toujours une chose qui le crée : le pouvoir d’oublier, ou, pour m’exprimer en savant, la faculté de sentir, pendant que dure le bonheur, d’une façon non-historique.

Il est possible de vivre sans se souvenir, de vivre même heureux, à l’exemple de la bête, mais il est absolument impossible de vivre sans oublier. Ou bien, pour m’expliquer sur ce sujet d’une façon plus simple encore, il y a un degré d’insomnie, de rumination, de sens historiq…

Il est possible de vivre sans se souvenir, de vivre même heureux, à l’exemple de la bête, mais il est absolument impossible de vivre sans oublier.

Fermer de temps en temps les portes et les fenêtres de la conscience ; demeurer insensibles au bruit et à la lutte que le monde souterrain des organes à notre service livre pour s’entraider ou s’entre-détruire ; faire silence, un peu, faire table rase dans notre conscience pou…

L’oubli n’est pas seulement une vis inertiae, comme le croient les esprits superficiels ; c’est bien plutôt un pouvoir actif, une faculté d’enrayement dans le vrai sens du mot, faculté à quoi il faut attribuer le fait que tout ce qui nous arrive dans la vie, tout ce que nous a…

Dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a quelque chose qui fait que le bonheur est un bonheur : la possibilité d’oublier, ou pour le dire en termes plus savants, la faculté de sentir les choses, aussi longtemps que dure le bonheur, en dehors de toute perspec…

Il est possible de vivre presque sans souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l’animal, mais il est encore impossible de vivre sans oubli.

Il y a un degré d’insomnie, de rumination, de sens, historique qui nuit au vivant et qui finit par le détruire, qu’il s’agisse d’un homme, d’une peuple ou d’une civilisation.

II est beau de se taire ensemble, Plus beau de rire ensemble, Sous la tenture d’un ciel de soie, Adossés contre la mousse du hêtre, De rire affectueusement avec des amis d’un rire clair Et de se montrer des dents blanches.

Ce que je trouve, ce que je cherche Fut-il jamais dans un livre ? Honorez en moi la gent des fous ! Apprenez de ce livre fou Comment Raison revient — à la raison !.

Mes talons se cabraient, mes orteils s’efforçaient de te comprendre – car le danseur porte ses oreilles dans ses orteils.

Ah ! Ces Grecs comme ils savaient vivre. Cela demande la résolution de rester bravement à la surface, de s’en tenir à la draperie, à l’épiderme, d’adorer l’apparence et de croire à la forme, aux sons, aux mots, à tout l’Olympe de l’apparence. Les Grecs étaient superficiels… pa…