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Stefan Zweig

18 citations et aphorismes

Mieux vaut être oublié que de devenir une marque de fabrique, mieux vaut être peu lu et peu reconnu, mais libre !.

Comme il est rare de pouvoir écrire une lettre qui n’ait rien de commercial, de lire un livre qui ne soit pas un pensum, bref : je déteste tout ce qui est public et je ne regrette rien tant que d’avoir écrit sous mon nom : la vraie vie est la double vie.

Toujours le succès efface les fautes aux yeux de la foule éternellement oublieuse.

Le calme est un élément créateur. Il rassemble, il purifie, il ordonne les forces intérieures.

Ce ne sont pas les morts illustres qui font la valeur d’un pays. Ce sont les gens qui y vivent.

Oui, mon cher lieutenant, il faut savoir dominer sa pitié, sinon elle cause plus de dégâts que la pire indifférence.

Mais n’est ce pas déjà le limiter injurieusement que d’appeler les échecs un jeu ?

C’est une morte qui te raconte sa vie, sa vie qui a été à toi, de sa première à sa dernière heure de conscience. N’aie pas peur de mes paroles : une morte ne réclame plus rien elle ne réclame ni amour, ni compassion, ni consolation.

Il n’y a pas d’intelligence philologique possible, si l’on ne pénètre pas la vie même il n’y a pas d’étude grammaticale des textes sans la connaissance des valeurs.

Vouloir jouer aux échecs contre soi-même, est donc aussi paradoxal que de vouloir marcher sur son ombre.

Désormais, son cœur sera partout où règnent le savoir, la culture et les livres ; ce ne sont plus les frontières, les fleuves ou les mers, pas plus que la condition, la race ou le rang social, qui divisent le monde ; il ne connaît plus que deux catégories d’individus : en haut…

J’aurais presque crié, tellement me faisait mal cette lame d’acier chauffée à blanc qui pénétrait en moi, toujours plus implacable.

Toute ma vie, depuis que je suis sortie de l’enfance, a-t-elle été autre chose qu’une attente, l’attente de ta volonté ?

et s’ils s’embrassaient, ce n’était que du regard.

Vous avez parfaitement raison la vérité à demi ne vaut rien, il la faut tout entière.

Ma curiosité avait été enflammée jusqu’à la passion par le discours du professeur.

Mais, habitué à lire dans son visage comme dans un livre ouvert, j’étais sûr d’une chose : ce jour-là un dieu clément avait mis un baume sur les rides et les plis de son cœur.

Il n’est pas de plus grand bonheur pour un homme que de découvrir dans sa maturité, dans les années de création, la mission de sa vie.