Je faisais partie des gens mal adaptés que les situations de chaos remettaient paradoxalement en phase.
Dès qu’on passe la porte du lycée de Valentine, on est pris à la gorge par cette atmosphère caractéristique des petites usines à gosses. Un mélange d’ennui et de chahut.
La richesse est un épais matelas qui amortit les chutes
C’est la métamorphose. Un matin on se lève et on comprend que dans le silence et la discrétion – on est devenu quelqu’un d’autre.
Il m’explique ça comme si jamais de ma vie je n’avais eu la chance d’observer directement comment vivent les hommes, cette race humaine méconnue dont on sait qu’ils avancent dans l’existence dignes et droits, silencieux et forts.
A quoi ça sert d’être potes si ça n’est pas pour s’encourager dans la mauvaise foi ?
Ne pas focaliser sur sa propre douleur, s’efforcer de l’envoyer promener à la périphérie de sa conscience.
Elle l’aime à bout portant et s’en prend plein la gueule.
Les clichés ne sont pas des fantasmes et les riches sont comme on les imagine : imbuvables, laids et contents d’être là.