Du jour où j’ai compris que la mort pouvait me dérober un visage aimé, du jour où j’ai compris que ceux que j’aimais étaient mortels, j’ai voulu les aimer plus forts.
Ce qu’on apprend dans les livres de Christian Bobin, c’est la grammaire du silence. Et cette langue n’a point de fin. Et elle me console. Souvent.
Le corps incertain et l’âme floue, nous attendions, oreilles aux aguets et cœurs ouverts, ces mots goyave et canne qui font danser des papillons dans les yeux et battre le sang sous la peau.