Celle qu’on attend sur le quai de gare se détache en gloire de la coulée des voyageurs, comme surgie charitablement d’un au-delà jusqu’à ce monde-ci. C’est ainsi que les mères voient leur enfant leur renaître à chaque sortie d’école : un seul visage qui bat du tambour, une seule étoile qui couvre tout le ciel.

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Celle qu’on attend sur le quai de gare se détache en gloire de la coulée des voyageurs, comme surgie charitablement d’un au-delà jusqu’à ce monde-ci. C’est ainsi que les mères voient leur enfant leur renaître à chaque sortie d’école : un seul visage qui bat du tambour, une seule étoile qui couvre tout le ciel. … Lire la suite­­

Un poème palpite entre mes mains comme un moineau ressuscité. La beauté est la digitaline pour le coeur. Je sens le souffle des mots à mon visage, comme d’une bombe lointaine. Le livre date de 1820. .. .. La voix de Marceline me saute au visage, la mort n’est rien, elle se traverse comme un pré. Les livres anciens avec leurs chairs froissées m’émeuvent de revenir triomphants des ténèbres.

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Un poème palpite entre mes mains comme un moineau ressuscité. La beauté est la digitaline pour le coeur. Je sens le souffle des mots à mon visage, comme d’une bombe lointaine. Le livre date de 1820. .. .. La voix de Marceline me saute au visage, la mort n’est rien, elle se traverse comme un … Lire la suite­­