La valeur d’un État, à la longue, c’est la valeur des individus qui le composent ; et un État qui sacrifie les intérêts de leur élévation intellectuelle à un peu plus d’art administratif – ou à l’apparence qu’en donne la pratique – dans le détail des affaires ; un État qui rapetisse les hommes pour en faire des instruments dociles entre ses mains, même en vue de bienfaits, un tel État s’apercevra qu’avec de petits hommes ; rien de grand ne saurait s’accomplir, et que la perfection de la machine à laquelle il a tout sacrifié n’aboutit finalement à rien, faute de cette puissance vitale qu’il lui a plu de proscrire pour faciliter le jeu de la machine.

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La valeur d’un État, à la longue, c’est la valeur des individus qui le composent ; et un État qui sacrifie les intérêts de leur élévation intellectuelle à un peu plus d’art administratif – ou à l’apparence qu’en donne la pratique – dans le détail des affaires ; un État qui rapetisse les hommes pour … Lire la suite­­

Auguste Detoeuf : Propos de O.L. Barenton, confiseur

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Ce n’est pas dans l’infortune, mais dans la fortune qu’on connaît les vrais amis. La véritable épreuve de l’amitié, c’est le succès: car le malheur ne réclame que du secours et ne risque que la résistance de l’avarice; tandis que le succès voudrait de l’affection et ne rencontre que l’envie. Auguste Detoeuf : Propos de … Lire la suite­­

Jean d’ Ormesson : C’était bien

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De toutes les questions posées par la race meurtrière des biographes et des journalistes en quête, hélas toujours vaine, d’une originalité impossible, il en est une qui revient avec une régularité de métronome: « Qu’aviez-vous envie de faire plus tard quand vous étiez enfant? » Ce que je voulais faire? Je m’en souviens très clairement, avec une … Lire la suite­­