« “faire son deuil” est un paradoxe absolu. Le deuil est par excellence un moment d’impuissance& ;#8201 ; : un événement réel nous percute et nous n’y pouvons rien. Or le verbe “faire” sous-entendrait qu’on pourrait y opposer un acte, une volonté, quelque chose… Malgré nous, nous avons toujours besoin de croire que nous pouvons agir devant un événement. Aussi révélatrice soit-elle, cette expression m’apparaît néanmoins inappropriée. Car il semble que, dans le deuil, tout le travail consiste plutôt à aller dans le sens de l’impuissance, de l’acceptation de la perte. Il s’agirait plutôt de “défaire son deuil”. »
La douceur a cela en commun avec l’enfance qu’elle imprègne le passé sans laisser plus d’empreintes que la plupart des événements vécus. La douceur appartient à l’enfance, elle en est le nom secret.
Aujourd’hui, notre société doit “tourner” vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Tout temps qui échappe au travail est un temps perdu. Dans une logique consumériste, il faut toujours que nous consommions plus d’objets, de loisirs. Par ailleurs, ce temps du deuil est aussi mal v…
Les tombes, sépultures, actes juridiques, testaments retrouvés, lettres d’adieu ont un rôle& ;#8201 ; : tous ces marqueurs extérieurs aident le sujet à se délivrer d’en être le seul dépositaire. Ils rendent le deuil dicible et partageable. Dans les thérapies, on constate qu…