« L’arbitraire est au moral ce que la peste est au physique. »
Je vous aime comme un insensé ; comme ni mon âge, ni une longue habitude de la vie ; ni mon coeur froissé depuis longtemps par la douleur et fermé depuis longtemps à toute émotion profonde, ne devraient me permettre encore d’aimer. .. .
Vous avez saisi, enlacé, dévoré mon existence, vous êtes l’unique pensée, l’unique sensation, l’unique souffle qui m’anime encore. .. .
Je ne vois je n’entends je ne respire que par vous. .. jamais je n’ai éprouvé ce que j’éprouve pour vous. Jamais ardeur si violente ne m’a consumé. Mon haleine est brûlante, mon sang bout dans mes veines, tous mes nerfs sont irrités. Vous m’aimez vous avez besoin de moi, vos l…
Chez les Anciens, l’individu, souverain presque habituellement dans les affaires publiques, est esclave dans tous ses rapports privés. Comme citoyen, il décide de la paix et de la guerre ; comme particulier, il circonscrit, observé, réprimé dans tous ses mouvements ; comme por…
(…) il n’y a point d’unité complète dans l’homme et presque jamais personne n’est tout à fait sincère ni tout à fait de mauvaise foi.
L’individu n’est, même dans les états les plus libres, souverain qu’en apparence sa souveraineté est restreinte, presque toujours suspendue (…) et si, à des époques fixes et rares, et entouré de précautions et d’entraves, il exerce cette souveraineté, ce n’est jamais que pour …