« Marceline Caïn : on eût dit qu’elle était mêlée de cendre, de sable et de sang. C’était un petit visage éteint, triangulaire, têtu deux yeux d’un marron très foncé, pailletés de fauve, surtout remarquables par le développement insolite de la prunelle une bouche qui rarement se tenait tranquille, des lèvres minces toujours déchirées par les dents trop pointues, peu de menton et cela sous une très grande chevelure libre, grise avec des reflets rouges comme du brouillard d’usine flottant à la traîne derrière le cou maigre bosselé de ganglions. »
Elle courait au centre de la pièce, allait d’un mur à l’autre avec des mouvements glissés et des crochets de danseuse qui lui donnaient l’air, pour sa blancheur aussi, d’une chauve-souris sortie d’un bol de crème, ou plutôt d’un roitelet voletant sous la flamme irrégulière de …
Des maisons de style jésuite s’alignaient le long de la rive, badigeonnées de rouge brun ou de jaune rougeâtre, cloutées, grillées de métal et Marceline n’en revoyait jamais les façades baroques sans une certaine appréhension, à l’idée de tout ce qu’elle recelaient, probableme…