« Pour qui chanter vraiment en vaudrait-il la peine Si ce n’est pas pour ceux dont tu rêves souvent Et dont le souvenir est comme un bruit de chaînes La nuit s’éveillant dans tes veines Et qui parle à ton cœur comme au voilier le vent »
Le boulanger cassait de temps en temps la gueule au receveur-buraliste qui flirtait avec sa femme.
Les prophètes qui annoncent un monde sans romans pour demain ou après-demain imaginent-ils ce que cela serait, un monde sans romans ? Je les en défie bien. En tout cas, ce sont des briseurs de machines. Ils rêvent d’en revenir à l’ignorance romanesque, d’anéantir ce moyen de c…
L’extraordinaire du roman, c’est que pour comprendre le réel objectif, il invente d’inventer.
Ce qui est menti dans le roman est l’ombre sans quoi vous ne verriez pas la lumière.
Ce qui est menti dans le roman sert de substratum à la vérité.
On ne se passera jamais du roman, pour cette raison que la vérité fera toujours peur, et que le mensonge romanesque est le seul moyen de tourner l’épouvante des ignorantins dans le domaine propre au romancier.