« Quand j’ai dit mon âge, Colette m’a dit: Vous dites cinquante-trois ans ? Vous êtes mon aîné d’une année. Cinquante-deux, moi. Je lui ai répliqué: Je suis votre aîné encore plus que par l’âge… Elle m’a regardé avec un air interrogatif. J’ai ajouté: Je n’ai pas… je n’ai pas votre bel aspect. Elle est en effet encore fort jolie, – et jolie n’est pas le mot. Ce qu’il faudrait dire c’est qu’elle respire la volupté, l’amour, la passion, la sensualité, avec un grand fond de mélancolie qu’on devine bien. »
Paul Léautaud

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