« Que Dieu épargne aux hommes le soin de servir la science ! Car alors tout est à craindre, chacun s’en mêle, chacun veut montrer qu’il est, lui aussi, intelligent ! »
Il se retourna pour dire, tout net, à l’homme en uniforme qu’il faisait juste semblant d’être conseiller d’État, qu’il était un filou et une crapule, et qu’il n’était rien d’autre que son propre nez…
Rien n’égale la solitude quand l’homme peut jouir de la nature et lire de beaux livres.
LE GOUVERNEUR : Hélas ! telle est l’insondable loi de la destinée : dès qu’un homme est intelligent, ou bien c’est un ivrogne ou bien il fait des grimaces à faire fuir tous les saints du paradis.
On ne peut pas dire qu’elle rend intelligent, leur instruction.
Les autres fonctionnaires étaient plus ou moins cultivés : l’un avait lu Karamzine, l’autre la gazette de Moscou, d’aucuns même n’avaient rien lu du tout.
Boudiou ! Ou c’est que je tombe mal ? Ou c’est que l’affaire est déjà dans le sac ?