Si nous acceptions, vous ou moi, la responsabilité morale de ce que nous avons accompli au cours de notre existence, nous en mourrions ou nous deviendrions fous. Les êtres vivants ne sont pas construits pour comprendre ce qu’ils font.

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Si nous acceptions, vous ou moi, la responsabilité morale de ce que nous avons accompli au cours de notre existence, nous en mourrions ou nous deviendrions fous. Les êtres vivants ne sont pas construits pour comprendre ce qu’ils font. Si nous acceptions, vous ou moi, la responsabilité morale de ce que nous avons accompli au … Lire la suite­­

Tous les événements avaient des causes et des effets, étant donné que les causes sont déjà les effets d’un événement antérieur et que les effets deviennent les causes d’événements à venir.

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Tous les événements avaient des causes et des effets, étant donné que les causes sont déjà les effets d’un événement antérieur et que les effets deviennent les causes d’événements à venir. Tous les événements avaient des causes et des effets, étant donné que les causes sont déjà les effets d’un événement antérieur et que les … Lire la suite­­

Pour moi, c’était la tragédie ultime, la véritable tragédie: comme tous les morts du monde, il avait été rétrogradé une fois pour toutes d’esprit hanté à esprit qui hante.

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Pour moi, c’était la tragédie ultime, la véritable tragédie: comme tous les morts du monde, il avait été rétrogradé une fois pour toutes d’esprit hanté à esprit qui hante. Pour moi, c’était la tragédie ultime, la véritable tragédie: comme tous les morts du monde, il avait été rétrogradé une fois pour toutes d’esprit hanté à … Lire la suite­­

Gardez-vous bien de faire ostentation de tout, car vous manqueriez bientôt d’admirateurs. Il faut toujours garder quelque chose de nouveau pour paraître le lendemain. Chaque jour, chaque échantillon c’est le moyen d’entretenir son crédit, et d’être d’autant plus admiré qu’on ne laisse jamais voir les bornes de sa capacité.

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Gardez-vous bien de faire ostentation de tout, car vous manqueriez bientôt d’admirateurs. Il faut toujours garder quelque chose de nouveau pour paraître le lendemain. Chaque jour, chaque échantillon c’est le moyen d’entretenir son crédit, et d’être d’autant plus admiré qu’on ne laisse jamais voir les bornes de sa capacité. Gardez-vous bien de faire ostentation de … Lire la suite­­

Ses vues d’ensemble sur les principes de l’éducation sont larges, souples, absolument opposées à toute idée de système. C’est par là d’abord qu’elle rompt avec les utopies de Rousseau.

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Ses vues d’ensemble sur les principes de l’éducation sont larges, souples, absolument opposées à toute idée de système. C’est par là d’abord qu’elle rompt avec les utopies de Rousseau. Ses vues d’ensemble sur les principes de l’éducation sont larges, souples, absolument opposées à toute idée de système. C’est par là d’abord qu’elle rompt avec les … Lire la suite­­

Les gens assis le long du couloir menant au scanner, je les reconnais au premier regard : c’est le peuple gris du quai de gare d’Auschwitz. Les hôpitaux nous mènent si loin de chez nous que notre âme peine à nous suivre.

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Les gens assis le long du couloir menant au scanner, je les reconnais au premier regard : c’est le peuple gris du quai de gare d’Auschwitz. Les hôpitaux nous mènent si loin de chez nous que notre âme peine à nous suivre. Les gens assis le long du couloir menant au scanner, je les reconnais … Lire la suite­­

Tous les vivants sont dans mon cœur. L’auberge est vaste. Il y a même un lit et un repas chaud pour les criminels et les fous.

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Tous les vivants sont dans mon cœur. L’auberge est vaste. Il y a même un lit et un repas chaud pour les criminels et les fous. Tous les vivants sont dans mon cœur. L’auberge est vaste. Il y a même un lit et un repas chaud pour les criminels et les fous. Christian Bobin Le … Lire la suite­­

Les livres de papier dans leurs lits de cristal dorment comme des anges. Un regard et ils sortent d’un sommeil de plusieurs siècles, fraternels, vifs encore. Je repose le livre sur son rayonnage. Je sors dans la rue en pente. La voix blessée de Marceline court comme une rivière rafraîchissante sous les bruits du monde. Le bleu du ciel fond. La grande guerre continue, elle n’a jamais cessé.

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Les livres de papier dans leurs lits de cristal dorment comme des anges. Un regard et ils sortent d’un sommeil de plusieurs siècles, fraternels, vifs encore. Je repose le livre sur son rayonnage. Je sors dans la rue en pente. La voix blessée de Marceline court comme une rivière rafraîchissante sous les bruits du monde. … Lire la suite­­

Sur le pont Alexandre-III à Paris un marchand cuit des marrons en leur évitant de charbonner, les présente dans un cornet à double soufflet — un pour les marrons, un autre pour les épluchures, et offre en plus un rince-doigts. Par son calme et son goût démodé de la perfection, il défait à lui seul la sinistre économie mondiale.

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Sur le pont Alexandre-III à Paris un marchand cuit des marrons en leur évitant de charbonner, les présente dans un cornet à double soufflet — un pour les marrons, un autre pour les épluchures, et offre en plus un rince-doigts. Par son calme et son goût démodé de la perfection, il défait à lui seul … Lire la suite­­