La mort des autres nous conforte dans l’idée que notre vie est précieuse, importante, essentielle, unique. Nos morts valorisent nos vies. Nous leur survivons en leur promettant de bien penser à eux, ce qui n’est pas cher payé pour le cadeau qu’ils nous font, c’est-à-dire permettre qu’on leur survive. Bien sûr, en revenant du cimetière, on s’en veut d’être content que, cette fois-ci encore, ce n’ait pas été notre tour.

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La mort des autres nous conforte dans l’idée que notre vie est précieuse, importante, essentielle, unique. Nos morts valorisent nos vies. Nous leur survivons en leur promettant de bien penser à eux, ce qui n’est pas cher payé pour le cadeau qu’ils nous font, c’est-à-dire permettre qu’on leur survive. Bien sûr, en revenant du cimetière, … Lire la suite­­

Je voudrais mourir le plus tard possible en pleine santé. Je parle de la mort puisqu’un livre qui ne parle pas de la mort est pris moins au sérieux. Les auteurs d’autobiographies sont privilégiés : ils ont toujours plusieurs morts à raconter. A quoi bon écrire sur les morts ? N’est-ce pas les enterrer une seconde fois ?.

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Je voudrais mourir le plus tard possible en pleine santé. Je parle de la mort puisqu’un livre qui ne parle pas de la mort est pris moins au sérieux. Les auteurs d’autobiographies sont privilégiés : ils ont toujours plusieurs morts à raconter. A quoi bon écrire sur les morts ? N’est-ce pas les enterrer une … Lire la suite­­

Pendant des années, il avait rempli des tas de carnets avec des descriptions de chevelures, de visages, de décolletés, de gestes gracieux, soi-disant pour s’en servir un jour dans un livre, mais quand il se relisait il était toujours déçu. S’il avait confiance dans ses notes tant qu’il ne les consultait pas, elles lui faisaient l’effet d’une douche froide au moment où il leur demandait un peu d’inspiration. Elles ne restituaient jamais l’émotion qu’il avait ressentie et encore moins la source de cette émotion : une femme vivante qu’il avait eu la brève illusion d’arracher à l’oubli.

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Pendant des années, il avait rempli des tas de carnets avec des descriptions de chevelures, de visages, de décolletés, de gestes gracieux, soi-disant pour s’en servir un jour dans un livre, mais quand il se relisait il était toujours déçu. S’il avait confiance dans ses notes tant qu’il ne les consultait pas, elles lui faisaient … Lire la suite­­

N’affectez rien. Le naturel est le sceau du génie, L’appui du goût, l’âme de l’harmonie. Sacrifiez à la simplicité Le faux éclat d’un style brillanté, Rayon subit, étincelle imprévue, Qui toujours frappe, et jamais ne remue.

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N’affectez rien. Le naturel est le sceau du génie, L’appui du goût, l’âme de l’harmonie. Sacrifiez à la simplicité Le faux éclat d’un style brillanté, Rayon subit, étincelle imprévue, Qui toujours frappe, et jamais ne remue. N’affectez rien. Le naturel est le sceau du génie, L’appui du goût, l’âme de l’harmonie. Sacrifiez à la simplicité … Lire la suite­­