Il y a deux manières de lire. Ceux qui ont beaucoup de temps à eux, beaucoup de livres, en avalent tant qu’ils peuvent. Ceux qui n’ont ni le temps ni les livres recommencent cent fois la même idée, mais elle est si bien goûtée et digérée que l’esprit qui la tient est mieux nourri et mieux portant, à lui tout seul, que trente mille cervelles remplies de vent et de fadaises.

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Il y a deux manières de lire. Ceux qui ont beaucoup de temps à eux, beaucoup de livres, en avalent tant qu’ils peuvent. Ceux qui n’ont ni le temps ni les livres recommencent cent fois la même idée, mais elle est si bien goûtée et digérée que l’esprit qui la tient est mieux nourri et … Lire la suite­­

Je révoque en doute la puissance de l’art. Je la méprise, je l’anéantis, je prétends que l’art n’est pas né, qu’il n’existe pas, ou bien que, s’il a vécu, son temps est fait. Il est usé, il n’a plus de formes, il n’a plus de souffle, il n’a plus de moyens pour chanter la beauté du vrai.

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Je révoque en doute la puissance de l’art. Je la méprise, je l’anéantis, je prétends que l’art n’est pas né, qu’il n’existe pas, ou bien que, s’il a vécu, son temps est fait. Il est usé, il n’a plus de formes, il n’a plus de souffle, il n’a plus de moyens pour chanter la beauté … Lire la suite­­

Janvier nous prive de feuillage ; Février fait glisser nos pas ; Mars a des cheveux de nuage, Avril, des cheveux de lilas ; Mai permet les robes champêtres ; Juin ressuscite les rosiers ; Juillet met l’échelle aux fenêtres, Août, l’échelle aux cerisiers. Septembre, qui divague un peu, Pour danser sur du raisin bleu S’amuse à retarder l’aurore ; Octobre a peur ; Novembre a froid ; Décembre éteint les fleurs ; et, moi, L’année entière je t’adore !.

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Janvier nous prive de feuillage ; Février fait glisser nos pas ; Mars a des cheveux de nuage, Avril, des cheveux de lilas ; Mai permet les robes champêtres ; Juin ressuscite les rosiers ; Juillet met l’échelle aux fenêtres, Août, l’échelle aux cerisiers. Septembre, qui divague un peu, Pour danser sur du raisin bleu … Lire la suite­­

Il était bien, me disais-je, qu’en me demandant sans cesse ce qu’elle pouvait faire, penser, vouloir à chaque instant, si elle comptait, si elle allait revenir, je tinsse ouverte cette porte de communication que l’amour avait pratiquée en moi, et sentisse la vie d’une autre submerger par des écluses ouvertes le réservoir qui n’aurait pas voulu redevenir stagnant.

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Il était bien, me disais-je, qu’en me demandant sans cesse ce qu’elle pouvait faire, penser, vouloir à chaque instant, si elle comptait, si elle allait revenir, je tinsse ouverte cette porte de communication que l’amour avait pratiquée en moi, et sentisse la vie d’une autre submerger par des écluses ouvertes le réservoir qui n’aurait pas … Lire la suite­­

L’homme est l’être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu’en soi, et, en disant le contraire, ment.

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L’homme est l’être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu’en soi, et, en disant le contraire, ment. L’homme est l’être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu’en soi, et, en disant le contraire, ment. Marcel Proust Le Dico des citations Les nouvelles citations

Les liens entre un être et nous n’existent que dans notre pensée. La mémoire en s’affaiblissant les relâche, et malgré l’illusion dont nous voudrions être dupes, et dont par amour, par amitié, par politesse, par respect humain, par devoir, nous dupons les autres, nous existons seuls.

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Les liens entre un être et nous n’existent que dans notre pensée. La mémoire en s’affaiblissant les relâche, et malgré l’illusion dont nous voudrions être dupes, et dont par amour, par amitié, par politesse, par respect humain, par devoir, nous dupons les autres, nous existons seuls. Les liens entre un être et nous n’existent que … Lire la suite­­

Arrivé à mon âge, mon expérience du monde me remplit d’horreur, et c’est seulement dans la chasse et dans la possession amoureuses que cette horreur est oubliée. De tous côtés autour de moi je ne trouve que la nuit noire ; mes heures de chasse et d’amour sont les étoiles de cette nuit ; elles en sont l’unique clarté.

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Arrivé à mon âge, mon expérience du monde me remplit d’horreur, et c’est seulement dans la chasse et dans la possession amoureuses que cette horreur est oubliée. De tous côtés autour de moi je ne trouve que la nuit noire ; mes heures de chasse et d’amour sont les étoiles de cette nuit ; elles … Lire la suite­­