Est-il possible de concevoir la frugalité autrement que comme une résurrection de l’ascèse chrétienne ou une diététique de repus avides de retrouver la grande simplicité ? Le monde appartient à celui qui y renonce disaient les franciscains : dans la disette réside l’opulence, dans le vide le vrai plein. Qui jamais ne prend, jamais ne saisit, possède les biens essentiels puisqu’il n’a nul besoin de les avoir pour en jouir.

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Est-il possible de concevoir la frugalité autrement que comme une résurrection de l’ascèse chrétienne ou une diététique de repus avides de retrouver la grande simplicité ? Le monde appartient à celui qui y renonce disaient les franciscains : dans la disette réside l’opulence, dans le vide le vrai plein. Qui jamais ne prend, jamais ne … Lire la suite­­

Poverty sucks, comme on le disait en Amérique au temps de Reagan : la pauvreté craint. Elle a ceci de désolant qu’elle nous jette au visage l’échec de notre optimisme, nous tire en arrière, nous rappelle que tous les hommes ne sont pas également conviés aux joies de la vie et ne le seront probablement jamais.

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Poverty sucks, comme on le disait en Amérique au temps de Reagan : la pauvreté craint. Elle a ceci de désolant qu’elle nous jette au visage l’échec de notre optimisme, nous tire en arrière, nous rappelle que tous les hommes ne sont pas également conviés aux joies de la vie et ne le seront probablement … Lire la suite­­

A l’intérieur même de la richesse, il existe des hiérarchies, des castes entre les immensément pourvus et la plèbe des nababs ordinaires. C’est pourquoi les riches, derrière les hauts murs de leurs clubs, de leurs palaces, sont plus occupés à défendre leur statut qu’à jouir de leurs biens. L’argent, pour parler comme les calvinistes, leur donne la garantie subjective du salut.

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A l’intérieur même de la richesse, il existe des hiérarchies, des castes entre les immensément pourvus et la plèbe des nababs ordinaires. C’est pourquoi les riches, derrière les hauts murs de leurs clubs, de leurs palaces, sont plus occupés à défendre leur statut qu’à jouir de leurs biens. L’argent, pour parler comme les calvinistes, leur … Lire la suite­­

Devenir riche s’apprend et ne demande pas moins d’assiduité que les mathématiques ou la musique : il ne suffit pas d’avoir beaucoup, il faut être autrement. Des générations entières sont parfois requises pour intégrer le monde de la haute, connaître ses noms, ses familles alors que peu d’années suffisent pour être précipité dans la gêne.

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Devenir riche s’apprend et ne demande pas moins d’assiduité que les mathématiques ou la musique : il ne suffit pas d’avoir beaucoup, il faut être autrement. Des générations entières sont parfois requises pour intégrer le monde de la haute, connaître ses noms, ses familles alors que peu d’années suffisent pour être précipité dans la gêne. … Lire la suite­­

Le pire des complots est l’indifférence : combien d’entre nous survivraient à l’idée qu’ils ne suscitent chez les autres ni assez d’amour ni assez de haine pour justifier la moindre malveillance ?.

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Le pire des complots est l’indifférence : combien d’entre nous survivraient à l’idée qu’ils ne suscitent chez les autres ni assez d’amour ni assez de haine pour justifier la moindre malveillance ?. Pascal Bruckner Le Dico des citations Les nouvelles citations

Les belles âmes arrivent difficilement à croire au mal, à l’ingratitud … – Honoré de Balzac

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Les belles âmes arrivent difficilement à croire au mal, à l’ingratitude; il leur faut de rudes leçons avant de reconnaître l’étendue de la corruption humaine; puis, quand leur éducation en ce genre est faite, elles s’élèvent à une indulgence qui est le dernier degré du mépris. On arrive à la divine mansuétude que rien n’étonne … Lire la suite­­

Le souper fut comme comme la plupart des soupers de Paris : d’abord du silence, ensuite un bruit de paroles qu’on ne distingue point, puis des plaisanteries dont la plupart sont insipides, de fausses nouvelles, de mauvais raisonnements, un peu de politique, et beaucoup de médisances. ..

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Le souper fut comme comme la plupart des soupers de Paris : d’abord du silence, ensuite un bruit de paroles qu’on ne distingue point, puis des plaisanteries dont la plupart sont insipides, de fausses nouvelles, de mauvais raisonnements, un peu de politique, et beaucoup de médisances. .. Voltaire Le Dico des citations Les nouvelles citations