Tout le monde aujourd’hui répugne à dire les choses par leur nom : un aveugle est un non-voyant, un animateur de télévision un artiste, bientôt les morts seront des non-vivants.

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Tout le monde aujourd’hui répugne à dire les choses par leur nom : un aveugle est un non-voyant, un animateur de télévision un artiste, bientôt les morts seront des non-vivants. Tout le monde aujourd’hui répugne à dire les choses par leur nom : un aveugle est un non-voyant, un animateur de télévision un artiste, bientôt … Lire la suite­­

Écrire, quoi que j’aie pu dire à tous vents naguère, est un exercice hautement épuisant, un arrachement continu de viscères, de cœurs sanguinolents qui repoussent sans cesse, de veines qui n’en peuvent plus de s’ouvrir au grand jour et de se dévider comme des serpents.

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Écrire, quoi que j’aie pu dire à tous vents naguère, est un exercice hautement épuisant, un arrachement continu de viscères, de cœurs sanguinolents qui repoussent sans cesse, de veines qui n’en peuvent plus de s’ouvrir au grand jour et de se dévider comme des serpents. Écrire, quoi que j’aie pu dire à tous vents naguère, … Lire la suite­­

Je ne sais pas trop par où commencer. C’est bien difficile. Il y a tout ce temps parti que les mots ne reprendront jamais, et les visages aussi, les sourires, les plaies. Mais il faut tout de même que j’essaie de dire. De dire ce qui depuis vingt ans me travaille le cœur. Les remords et les grandes questions. Il faut que j’ouvre au couteau le mystère comme un ventre, et que j’y plonge à pleines mains, même si rien ne changera à rien.

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Je ne sais pas trop par où commencer. C’est bien difficile. Il y a tout ce temps parti que les mots ne reprendront jamais, et les visages aussi, les sourires, les plaies. Mais il faut tout de même que j’essaie de dire. De dire ce qui depuis vingt ans me travaille le cœur. Les remords … Lire la suite­­

Le temps passe pour tous les hommes, mais le nôtre est plus long. J’essuie les crachats. Je n’y prête pas garde : ce ne sont que des filets d’eau qui s’échappent de bouches mortelles. Je les surpasse en écrivant mes romans.

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Le temps passe pour tous les hommes, mais le nôtre est plus long. J’essuie les crachats. Je n’y prête pas garde : ce ne sont que des filets d’eau qui s’échappent de bouches mortelles. Je les surpasse en écrivant mes romans. Le temps passe pour tous les hommes, mais le nôtre est plus long. J’essuie … Lire la suite­­

Parfois de grands malheurs sont ramenés par nos semblables à des proportions raisonnables, et les autres ne nous aident jamais tant que lorsqu’ils dégonflent comme des vessies de poissons, nos forts élans de désespoir.

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Parfois de grands malheurs sont ramenés par nos semblables à des proportions raisonnables, et les autres ne nous aident jamais tant que lorsqu’ils dégonflent comme des vessies de poissons, nos forts élans de désespoir. Parfois de grands malheurs sont ramenés par nos semblables à des proportions raisonnables, et les autres ne nous aident jamais tant … Lire la suite­­