Les langues sont comme la mer, elles oscillent sans cesse. À certains temps, elles quittent un rivage du monde de la pensée et envahissent un autre. Tout ce que leur flot déserte ainsi sèche et s’efface du sol. C’est de cette même façon que des idées s’éteignent, que des mots s’en vont. Il en est des idiomes humains comme de tout. Chaque siècle y apporte et en emporte quelque chose. Qu’y faire ? Cela est fatal. C’est donc en vain que l’on voudrait pétrifier la mobile physionomie de notre idiome sous une forme donnée.

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Les langues sont comme la mer, elles oscillent sans cesse. À certains temps, elles quittent un rivage du monde de la pensée et envahissent un autre. Tout ce que leur flot déserte ainsi sèche et s’efface du sol. C’est de cette même façon que des idées s’éteignent, que des mots s’en vont. Il en est … Lire la suite­­

C’est en vain que nos Josués littéraires crient à la langue de s’arrêter ; les langues ni le soleil ne s’arrêtent plus. Le jour où elles se fixent, c’est qu’elles meurent.

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C’est en vain que nos Josués littéraires crient à la langue de s’arrêter ; les langues ni le soleil ne s’arrêtent plus. Le jour où elles se fixent, c’est qu’elles meurent. C’est en vain que nos Josués littéraires crient à la langue de s’arrêter ; les langues ni le soleil ne s’arrêtent plus. Le jour … Lire la suite­­

Au demeurant, prosateur ou versificateur, le premier, l’indispensable mérite d’un écrivain dramatique, c’est la correction. Non cette correction toute de surface, qualité ou défaut de l’école descriptive, qui fait de Lhomond et de Restaut les deux ailes de son Pégase ; mais cette correction intime, profonde, raisonnée, qui s’est pénétrée du génie d’un idiome, qui en a sondé les racines, fouillé les étymologies ; toujours libre, parce qu’elle est sûre de son fait, et qu’elle va toujours d’accord avec la logique de la langue. Notre Dame la grammaire mène l’autre aux lisières ; celle-ci tient en laisse la grammaire. Elle peut oser, hasarder, créer, inventer son style ; elle en a le droit. Car, bien qu’en aient dit certains hommes qui n’avaient pas songé à ce qu’ils disaient, la langue française n’est point fixée et ne se fixera point. Une langue ne se fixe pas.

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Au demeurant, prosateur ou versificateur, le premier, l’indispensable mérite d’un écrivain dramatique, c’est la correction. Non cette correction toute de surface, qualité ou défaut de l’école descriptive, qui fait de Lhomond et de Restaut les deux ailes de son Pégase ; mais cette correction intime, profonde, raisonnée, qui s’est pénétrée du génie d’un idiome, qui … Lire la suite­­

On a déclaré qu’il fallait d’abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice.

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On a déclaré qu’il fallait d’abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice. On a déclaré qu’il fallait d’abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice. Albert Camus Le … Lire la suite­­

Hyde ne pensait qu a lui meme. Il torturait ses victimes avec une avidité bestiale. Impitoyable et féroce,il possedait a peu pres autant de sensibilité qu une statue. Les actes qu il accomplissait me terrifiaient.

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Hyde ne pensait qu a lui meme. Il torturait ses victimes avec une avidité bestiale. Impitoyable et féroce,il possedait a peu pres autant de sensibilité qu une statue. Les actes qu il accomplissait me terrifiaient. Hyde ne pensait qu a lui meme. Il torturait ses victimes avec une avidité bestiale. Impitoyable et féroce,il possedait a … Lire la suite­­

Tu étais le premier homme que je découvrais ainsi, toi l’Allemand de l’Est et moi la première fille de l’Ouest que tu voyais.

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Tu étais le premier homme que je découvrais ainsi, toi l’Allemand de l’Est et moi la première fille de l’Ouest que tu voyais. Tu étais le premier homme que je découvrais ainsi, toi l’Allemand de l’Est et moi la première fille de l’Ouest que tu voyais. Marc Levy Le Dico des citations Les nouvelles citations