Le monde entier repose sur nous. Il dépend d’un grain de silence, d’une poussière d’or- de la ferveur de notre attente. Un arbre éblouissant de vert. Un visage inondé de lumière. Cela suffit bien chaque jour. C’est même beaucoup. Voir ce qui est. Être ce qu’on voit. S’égarer dans les livres, ou dans les bois.

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Le monde entier repose sur nous. Il dépend d’un grain de silence, d’une poussière d’or- de la ferveur de notre attente. Un arbre éblouissant de vert. Un visage inondé de lumière. Cela suffit bien chaque jour. C’est même beaucoup. Voir ce qui est. Être ce qu’on voit. S’égarer dans les livres, ou dans les bois. … Lire la suite­­

Je n’y puis rien si je vis. J’ai le devoir d’ouvrir les yeux. Je ne dois pas non plus me fuir moi-même. Je me sens parfois comme un pieu fiché au bord d’une mer en furie, battu de tous côtés par les vagues. Mais je reste debout, j’affronte l’érosion des années. Je veux continuer à vivre pleinement.

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Je n’y puis rien si je vis. J’ai le devoir d’ouvrir les yeux. Je ne dois pas non plus me fuir moi-même. Je me sens parfois comme un pieu fiché au bord d’une mer en furie, battu de tous côtés par les vagues. Mais je reste debout, j’affronte l’érosion des années. Je veux continuer à … Lire la suite­­

Avec toutes ses souffrances autour de soi, on en vient à avoir honte d’accorder tant importance à soi-même et à ses états d’âme. Mais il faut continuer à s’accorder de l’importance, rester son propre centre d’intérêt, tirer clair ses rapports avec tous les événements de ce monde, ne fermer les yeux devant rien, il faut s’expliquer avec cette époque terrible tâcher de trouver une réponse à toutes les questions de vie ou de mort qu’elle vous pose. Et peut-être trouvera-t-on une réponse à quelques-unes de ces questions, non seulement pour soi-même, mais pour d’autres aussi.

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Avec toutes ses souffrances autour de soi, on en vient à avoir honte d’accorder tant importance à soi-même et à ses états d’âme. Mais il faut continuer à s’accorder de l’importance, rester son propre centre d’intérêt, tirer clair ses rapports avec tous les événements de ce monde, ne fermer les yeux devant rien, il faut … Lire la suite­­

La saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d’autre solution que de rentrer en soi-même et d’extirper de son âme toute cette pourriture. Je ne crois pas que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n’ayons d’abord corrigé en nous. Et cela me paraît l’unique leçon de cette guerre : de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs.

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La saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d’autre solution que de rentrer en soi-même et d’extirper de son âme toute cette pourriture. Je ne crois pas que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n’ayons d’abord corrigé en nous. Et cela me paraît … Lire la suite­­

Tu sais, petite, la pâtisserie et l’amour, c’est pareil – une question de fraîcheur et que tous les ingrédients, même les plus amers, tournent au délice.

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Tu sais, petite, la pâtisserie et l’amour, c’est pareil – une question de fraîcheur et que tous les ingrédients, même les plus amers, tournent au délice. Tu sais, petite, la pâtisserie et l’amour, c’est pareil – une question de fraîcheur et que tous les ingrédients, même les plus amers, tournent au délice. Christian Bobin Le … Lire la suite­­

Il souffrait de mélancolie. Tu sais ce que c’est la mélancolie ? Tu as déjà vu une éclipse ? Et bien c’est ça, la lune qui se glisse devant le cœur, et le cœur qui ne donne plus sa lumière. La nuit en plein jour. La mélancolie c’est doux et noir. Il en a guéri à moitié, le noir est parti, le doux est resté.

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Il souffrait de mélancolie. Tu sais ce que c’est la mélancolie ? Tu as déjà vu une éclipse ? Et bien c’est ça, la lune qui se glisse devant le cœur, et le cœur qui ne donne plus sa lumière. La nuit en plein jour. La mélancolie c’est doux et noir. Il en a guéri … Lire la suite­­

La légèreté, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un livre abandonné au bas d’un lit, dans la rumeur des cloches d’un monastère à l’heure des offices, une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un brin d’herbe, dans la fée d’une lumière au détour d’un virage sur les routes serpentines du Jura, dans la pauvreté tâtonnante des sonates de Schubert, dans la cérémonie de fermer lentement les volets le soir, dans une fine touche de bleu, bleu pale, bleu-violet, sur les paupières d’un nouveau-né, dans la douceur d’ouvrir une lettre attendue, en différant une seconde l’instant de la lire, dans le bruit des châtaignes explosant au sol et dans la maladresse d’un chien glissant sur un étang gelé, j’arrête là, la légèreté, vous voyez bien, elle est partout donnée.

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La légèreté, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un livre abandonné au bas d’un lit, dans la rumeur des cloches d’un monastère à l’heure des offices, une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un brin d’herbe, dans la fée d’une … Lire la suite­­

Le dissipé n’est pas toujours un bavard, il peut être éleveur de coccinelles ou burineur de bois des bureaux, y inscrivant son nom pour un futur archéologue.

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Le dissipé n’est pas toujours un bavard, il peut être éleveur de coccinelles ou burineur de bois des bureaux, y inscrivant son nom pour un futur archéologue. Le dissipé n’est pas toujours un bavard, il peut être éleveur de coccinelles ou burineur de bois des bureaux, y inscrivant son nom pour un futur archéologue. Jean … Lire la suite­­