André Gide : Journal d’André Gide

Un esprit incapable de révolte et d’indignation est un esprit sans valeur… Il faut prendre son parti de bien des choses mais pas facilement. André Gide : Journal d’André Gide

Georges Bernanos : Journal d’un curé de campagne

Je me disais donc que le monde est dévoré par l’ennui. Naturellement, il faut un peu réfléchir pour se rendre compte, ça ne se saisit pas tout de suite. C’est une espèce de poussière. Vous allez et venez sans la voir, vous la respirez, vous la mangez, vous la buvez, et elle est si fine, ...

André Gide : Les nourritures terrestres

Nos actes s’attachent à nous comme sa lueur au phosphore. Ils nous consument, il est vrai, mais ils nous font notre splendeur. André Gide : Les nourritures terrestres

Ferdinand Sigismond Bac : La flûte et le tambour

Pour certains citadins la campagne est intolérable parce que son silence rejoint leur vide intérieur. Ferdinand Sigismond Bac : La flûte et le tambour

Joseph Ernest Renan : Souvenirs d’enfance et de jeunesse

Le but du monde est le développement de l’esprit, et la première condition du développement de l’esprit, c’est la liberté. Joseph Ernest Renan : Souvenirs d’enfance et de jeunesse

Charles-Louis de Secondat : Pensées et fragments

Il y a autant de vices qui viennent de ce qu’on ne s’estime pas assez, que de ce qu’on s’estime trop. Charles-Louis de Secondat : Pensées et fragments

Eugène Delacroix : Journal de Delacroix

L’homme est un animal sociable qui déteste ses semblables. Eugène Delacroix : Journal de Delacroix

Charles-Augustin Sainte-Beuve : Oeuvre inconnue

Ce qu’il y a de plus étonnant dans les hommes et de plus inépuisable en eux, c’est encore leur bassesse et leur platitude. Charles-Augustin Sainte-Beuve :

Nicolas Sébastien-Roch : Maximes et pensées

Telle est la misérable condition des hommes, qu’il leur faut chercher, dans la société, des consolations aux maux de la nature, et, dans la nature, des consolations aux maux de la société. Combien d’hommes n’ont trouvé, ni dans l’une ni dans l’autre, des distractions à leurs peines. Nicolas Sébastien-Roch : Maximes et pensées

Emile Cioran : Précis de décomposition

Essayez d’être libre: vous mourrez de faim. La société ne vous tolère que si vous êtes successivement serviles et despotiques; c’est une prison sans gardiens – mais d’où on ne s’évade pas sans périr. Emile Cioran : Précis de décomposition