Ah ! si tu savais comme c’est vite envolé, tout cela ! A vingt ans, on dirait que le monde est à vos pieds. À trente ans, on est bien content de ramasser un varlet !J’en ai vu, j’en ai vu beaucoup… On ne vit pas dans les rêves. Maxence Van der Meersch
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- Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, – Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : – Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. – Je laisserai le vent baigner ma tête nue. – Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : – Mais l’amour infini me montera dans l’âme, – Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien, – Par la Nature, — heureux comme avec une femme. Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, – Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : – Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. – Je laisserai le vent baigner ma tête nue. – Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : – Mais l’amour infini me montera dans l’âme, – Et j’irai loin, bien loin, …
- Tout ce dont je vis aujourd’hui, j’en ai eu l’intuition enfant : le fait de savoir que chacune de nos existences est un rendez-vous ; qu’on peut le rater ou le célébrer. J’avais cette sensation que le monde m’était confié, et ce n’était pas de la mégalomanie, mais, bien au contraire, de l’humilité. Je pressentais que chacun d’entre nous a, à son échelle, la charge du monde. Par mon désordre, j’entraîne le désordre autour de moi. Si, au contraire, j’entre dans l’ordonnance intérieure de l’amour, je rayonne. Et d’un seul être peut partir un tel rayonnement, qu’il répare une famille, un village, une entreprise… Des expériences comme ça, j’en vois tous les jours. Je n’invente rien. Tout ce dont je vis aujourd’hui, j’en ai eu l’intuition enfant : le fait de savoir que chacune de nos existences est un rendez-vous ; qu’on peut le rater ou le célébrer. J’avais cette sensation que le monde m’était confié, et ce n’était pas de la mégalomanie, mais, bien au contraire, de l’humilité. Je pressentais que chacun d’entre nous a, …