Les langues ont tour à tour leur supériorité. En l’occurrence, l’anglais l’emporte sur le français : fire dancer, c’est tellement mieux que danseur de feu. Pauvre français de besogneux analytique, qui doit établir un constat d’accident – un complément déterminatif – est-ce un génitif objectif ou subjectif ? Qu’est-ce que la grammaire vient faire entre deux divinités ? C’est l’anglais qui a raison, il faut jeter les deux mots l’un contre l’autre – et qu’ils se débrouillent – et aussitôt ils crépitent ensemble.
Les langues ont tour à tour leur supériorité. En l’occurrence, l’anglais l’emporte sur le français : fire dancer, c’est tellement mieux que danseur de feu. Pauvre français de besogneux analytique, qui doit établir un constat d’accident – un complément déterminatif – est-ce un génitif objectif ou subjectif ? Qu’est-ce que la grammaire vient faire entre deux divinités ? C’est l’anglais qui a raison, il faut jeter les deux mots l’un contre l’autre – et qu’ils se débrouillent – et aussitôt ils crépitent ensemble. Amélie Nothomb