AccueilAuteurs › Alfred de Musset

Alfred de Musset

34 citations et aphorismes

Esprit

Vive le melodrame ou Margot a pleure.

Doutez de tout au monde, et jamais de l’amour.

Tromper

Malheur a celui qui se livra a une douce reverie, avant de savoir ou sa chimere le mene ...

Amour

Du paradis j'ai fait le tour; J'ai fait des vers, j'ai fait l'amour.

Amour

Doutez, si vous voulez, de l'etre qui vous aime, D'une femme ou d'un chien, mais non de l'amour meme. L'amour est tout, - l'amour, et la vie au soleil.

Amour

Il n'en faut pas douter, l'amour est un mystere inexplicable.

Amour

De tous les obstacles qui nuisent a l'amour, l'un des plus grands est sans contredit ce qu'on appelle la fausse honte, qui en est bien une tres veritable.

Amour

La vie est un sommeil, l'amour en est le reve, et vous aurez vecu, si vous avez aime.

Amour

Il serait trop cruel de venir dire a un malheureux qui meurt d'amour, qu'il a tort de mourir. Les taureaux blesses dans le cirque ont la permission d'aller se coucher dans un coin avec l'epee du matador dans l'epaule, et de finir en paix.

Argent

Imbecile! si je n'avais pas d'argent, je n'aurais pas de dettes.

L’homme n’est-il donc né que pour un coin de terre, pour y bâtir son nid et pour y vivre un jour ?.

Crois-tu qu’en te cherchant tu te retrouveras ?.

Quel risque courez-vous en me donnant encore un mois ou deux du seul bonheur que j’aurai jamais ?.

Et toi, morne tombeau, tu m’ouvres ta mâchoire. Tu ris, spectre affamé. Je n’ai pas peur de toi. Je renierai l’amour, la fortune et la gloire; Mais je crois au néant, comme je crois en moi, Le soleil le sait bien, qu’il n’est sous la lumière Qu’une immortalité, celle de la mat…

Dieu voulut qu’un grand bien fit toujours de grands maux.

J’aime ! voilà le mot que la nature entière Crie au vent qui l’emporte, à l’oiseau qui le suit ! Sombre et dernier soupir que poussera la terre, Quand elle tombera dans l’éternelle nuit !.

L’enfant marche joyeux, sans songer au chemin ; Il le croit infini, n’en voyant pas la fin. Tout a coup il rencontre une source limpide, Il s’arrête, il se penche, il y voit un vieillard.

Lorsqu’on est bien persuadé qu’on ne peut être ni médecin, ni avocat, ni banquier, ni évêque, ni courtier-marron, ni ministre, enfin lorsqu’on a l’intime conviction qu’on n’est bon à rien, on peut se faire poète ; mais, pour l’amour de Dieu, pas autre chose.

Mais si vous êtes une nature exaltée, croyant à des rêves et voulant les réaliser, je vous réponds alors tout net : l’amour n’existe pas. Car j’abonde dans votre sens, et je vous dis : aimer, c’est se donner corps et âme, ou, pour mieux dire, c’est faire un seul être de deux.

Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir ; je veux aimer d’un amour éternel, et faire des serments qui ne se violent pas.

Les moissons pour mûrir ont besoin de rosée ; Pour vivre et pour sentir l’homme a besoin des pleurs.

Pour réussir dans le monde, seigneur étudiant, retenez bien ces trois maximes : voir, c’est savoir ; vouloir, c’est pouvoir ; oser, c’est avoir.

Distinguez toujours scrupuleusement ces deux parts de la vie, la forme et le fond des choses. Ainsi vous remplirez la première maxime : voir, c’est savoir, et vous passerez pour expérimenté.

La vie est une pantomime terrible, et le geste n’a rien à faire ni avec la pensée ni avec la parole. Si la parole vous a fait aimer, si la pensée vous a fait craindre, que le geste n’en sache rien. Soyez alors vous-même. Frappez comme la flèche ; que le monde disparaisse à vos…

Faites-vous rare, on vous aimera ; c’est un proverbe des Turcs.

La vie est une pantomime terrible, et le geste n’a rien à faire ni avec la pensée ni avec la parole. Si la parole vous a fait aimer, si la pensée vous a fait craindre, que le geste n’en sache rien.

Que cette idée ne vous vienne jamais, de paraître douter de vous, car aussitôt tout le monde en doute.

Ne montrez pas en public la mesure de vos forces ; cela rend les gens tranquilles, fussiez-vous un Hercule.

Enfin agissez-en ni plus ni moins que si le soleil et les étoiles vous appartenaient en bien propre, et que la fée Morgane vous eût tenu sur les fonts baptismaux.

Oubliez, quand vous agissez, qu’il y ait d’autres êtres sur la terre que vous et celui à qui vous avez affaire.