Pour apprendre à commander, il faut apprendre à obéir.
L’homme fort sent sa propre dignité, rit en lui-même des pitoyables inventions avec lesquelles on veut tenter son courage, et, sûr de leur impuissance, il s’endort sans inquiétude et s’éveille sans crainte.
Crois-tu aussi, comme les physiciens d’autrefois, que la nature a horreur du vide ? Il n’y a pas plus de mauvais esprits que de vide. Que serait donc l’homme, cette créature intelligente, ce fils de l’esprit, si les mauvaises passions, les vils instincts de la chair, pouvaient…
L’homme fort ne craint ni Dieu, ni les hommes, ni lui-même. Il accepte toutes les conséquences de ses penchants, bons ou mauvais. Le mépris du vulgaire, la méfiance des sots, le blâme des rigoristes, la fatigue, la misère n’ont pas plus d’empire sur son âme que la fièvre et le…
Nous étions deux caractères d’exception, il nous fallait des amours héroïques ; les choses ordinaires nous eussent rendus méchants l’un et l’autre.
Je révoque en doute la puissance de l’art. Je la méprise, je l’anéantis, je prétends que l’art n’est pas né, qu’il n’existe pas, ou bien que, s’il a vécu, son temps est fait. Il est usé, il n’a plus de formes, il n’a plus de souffle, il n’a plus de moyens pour chanter la beaut…
Il y a deux manières de lire. Ceux qui ont beaucoup de temps à eux, beaucoup de livres, en avalent tant qu’ils peuvent. Ceux qui n’ont ni le temps ni les livres recommencent cent fois la même idée, mais elle est si bien goûtée et digérée que l’esprit qui la tient est mieux nou…
J’ai passé bien des nuits sans dormir, bien des jours sans m’asseoir. On est fou, on est ivre, on est heureux de s’être endormi dans la fange et de se réveiller dans les cieux.
Prêcher l’union quand on s’égorge, c’est crier dans le désert. Il est des temps où les âmes sont si agitées qu’elles sont sourdes à toute exhortation directe.
Un homme se doit à son pays, une femme se doit à son devoir.
La femme de qualité vous sacrifie vingt amants qu’elle avait ; la femme de chambre ne vous sacrifie qu’un mari qu’elle aurait eu.
Il paraît que la rose bleue a été longtemps le rêve de Balzac. Elle était aussi le mien dans mon enfance, car les enfants comme les poètes sont amoureux de ce qui n’existe pas.
Je fus infidèle en imagination, non seulement à l’homme que j’aimais ; mais chaque lendemain me vit infidèle à celui que j’avais aimé la veille. Bientôt un seul amour de ce genre ne suffisant point à remplir mon âme toujours avide et jamais rassasiée, j’embrassai plusieurs fan…
Je ne vois pas où est le catéchisme de l’amour et pourtant l’amour, sous toutes les formes, domine notre vie entière : amour filial, amour fraternel, amour conjugal, amour paternel ou maternel, amitié, bienfaisance, charité, philanthropie, l’amour est partout, il est notre vie…
Je n’avais jamais senti qu’une passion dans mon petit être, l’amour filial ; cette passion se continuait en moi ; ma véritable mère y répondait tantôt trop, tantôt pas assez. J’avais besoin d’une mère sage, et je commençais à comprendre que l’amour maternel, pour être un refug…
Le coeur tranquillisé et assaini peut seul concevoir un grand amour et l’entretenir fort, même dans la douleur de l’absence.
La santé, c’est la vie dans sa plénitude et dans sa liberté.
La santé, c’est la vie dans sa plénitude et dans sa liberté ! Malades, nous ne voyons pas juste et nous perdons la puissance d’aimer.
L’amour est la fleur de notre vie. Pour qu’elle y croisse splendide et magnifique, il ne faut pas l’encombrer d’herbes folles, ni attirer autour d’elle les petits oiseaux gourmands qui sifflent et sautillent dans les bosquets de Cythère.
L’amour est la fleur de notre vie.
Je crois que l’amour est une surprise, et que cela fait partie de ses délices.
La flamme est une chose trop active pour ne pas s’épuiser vite, et quand elle nous quitte il faut mourir ou la chercher ailleurs.
Il n’y a d’homme accompli que celui qu’on aime. Il est toujours parfait, celui-là, puisqu’on aime tout en lui !.
Le mystère est la poésie de l’amour.
On se donne bien de la peine et on s’impose bien des privations pour guérir le corps on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l’âme.
Qu’il est doux de se reposer des soucis de la vie active sur un cœur sincère et fidèle !
Mais si on avait été bon et humain envers moi, je n’aurais pas songer à contenter ma curiosité aux dépens du prochain.J’aurais renfermé mon amusement dans la connaissance des secrets que m’enseigne ma grand’ mère pour la guérison du corps humain.
Ennuyer, c’est descendre aussi bas qu’il est possible dans le cœur de ce qu’on aime.
Si le monde était juste et raisonnable, il ferait plus attention à mon bon cœur qu’à ma vilaine figure et mes mauvais habillements.
L’imagination est si puissante quand la raison de l’enchaîne pas.