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Jean-Jacques Rousseau

76 citations et aphorismes

Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l’homme.

Pourquoi voudrais-je être Caton qui déchire ses entrailles, plutôt que César triomphant ?

La raison, le jugement, viennent lentement, les préjugés accourent en foule.

Gardons-nous d’annoncer la vérité à ceux qui ne sont pas en état de l’entendre, car c’est y vouloir substituer l’erreur.

m’étendant tout de mon long dans le bateau les yeux tournés vers le ciel, je me laissais aller et dériver lentement au gré de l’eau, quelques fois pendant plusieurs heures, plongé dans mille rêveries confuses mais délicieuses.

J’adore la liberté ; j’abhorre la gêne, la peine, l’assujettissement. Tant que dure l’argent que j’ai dans ma bourse, il assure mon indépendance.

Tant que dure l’argent que j’ai dans ma bourse, il assure mon indépendance ; il me dispense de m’intriguer pour en trouver d’autre, nécessité que j’eus toujours en horreur ; mais de peur de le voir finir, je le choie. L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté ; cel…

Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateurs. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature et cet homme ce sera moi.

Adieu, mon cher et bon ami si je croyais que la fortune pût vous rendre heureux, je vous dirais : Courez à la fortune mais peut-être avez-vous raison de la dédaigner avec tant de trésors pour vous passer d’elle j’aime mieux vous dire : Courez à la félicité , c’est la fortune d…

Quel était donc ce bonheur et en quoi consistait sa jouissance ? Le précieux far niente fut la première et la principale de ces jouissances que je voulus savourer dans toute sa douceur…

Seul pour le reste de ma vie, puisque je ne trouve qu’en moi la consolation, l’espérance et la paix, je ne dois ni ne veux plus m’occuper que de moi.

L’aiguille et l’épée ne sauraient être maniées par les mêmes mains.

Généralement, les gens qui savent peu parlent beaucoup, et les gens qui savent beaucoup parlent peu.

J’aime mieux être homme à paradoxes qu’homme à préjugés. Le plus dangereux intervalle de la vie humaine est celui de la naissance à l’âge de douze ans. C’est le temps où germent les erreurs et les vices, sans qu’on ait encore aucun instrument pour les détruire et quand l’instr…

Faire route à pied par un beau temps, dans un beau pays, sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable: voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus à mon goût.

Il faut parler tant qu’on peut par les actions, et ne dire que ce qu’on ne saurait faire.

Celui qui ne peut remplir les devoirs de père n’a point le droit de le devenir. Il n’y a ni pauvreté, ni travaux, ni respect humain, qui le dispensent de nourrir ses enfants et de les élever lui-même Mais que fait cet homme riche, ce père de famille si affairé, et forcé, selon…

Ce passage de l’état de nature à l’état civil produit dans l’homme un changement très remarquable, en substituant dans sa conduite la justice à l’instinct…

Si jamais la vanité fit quelque heureux sur la terre, à coup sûr cet heureux-là n’était qu’un sot.

Les citoyens d’un même Etat, les habitants d’une même ville ne sauraient vivre toujours seuls et séparés.

Quiconque dit qu’il croit absolument tout ce qu’on nous enseigne, et qu’il le croit sans y avoir la moindre difficulté, est à coup sûr un menteur ou un sot.

La voix intérieure ne sait point se faire entendre à celui qui ne songe qu’à se nourrir.

On n’est curieux qu’à proportion qu’on est instruit.

De quelque façon que les hommes veuillent me voir, ils ne sauraient changer mon être, et malgré leur puissance et malgré toutes leurs sourdes intrigues, je continuerai, quoi qu’ils fassent, d’être en dépit d’eux ce que je suis.

La jeunesse est le temps d’étudier la sagesse, la vieillesse est le temps de la pratiquer.

Le plaisir d’avoir ne vaut pas la peine d’acquérir.

Le plus malheureux effet de la politesse d’usage est d’enseigner l’art de se passer des vertus qu’elle imite.

Tel croit être un bon père de famille, et n’est qu’un vigilant économe.

Les enfants flattent quelquefois les vieillards, mais ils ne les aiment jamais.

Car le temps approche où nos rapports vont changer, et où la sévérité du maître doit succéder [à la] complaisance du camarade.