Il ne faut pas tout bloquer pour tout débloquer : il faut tout débloquer tout de go, directement, au-delà des pesanteurs matérielles et logistiques, par les idées séminales et les forces (pour lors chloroformées) de l’imagination.
Saboter prioritairement la superstructure des mythes et des mots piégeurs, et non l’infrastructure des choses. Le rêve général avant la grêve générale, l’évolution (par l’éducation populaire) avant la révolution.
Une verve inédite qui désomnambuliserait nos vies superficielles ; des rêves réalisables quand on s’y met par milliers, chacun sa spécialité, son credo, son style.
L’intelligence de Nuit Debout est bel et bien connective, même si l’on se frôle pour de vrai, au printemps. Le moindre élan de l’âme est décuplé par les commentaires et les écrans ; la moindre pensée nutritive donne à moudre et à manger à tous les internautes.
Smartphones + amour citoyen + haine des fraudes fiscales = dévolution. Ce flux retrouvé de notre vitalité idéologique. Ce désir efficace des peuples décidés à penser et œuvrer par eux-mêmes, au-delà des trucages médiatiques, des chantages à la précarisation, des experts ès cat…
Il faut suivre Nuit Debout de l’intérieur pour saisir l’aurore paradoxale qu’elle trame sans encore la fomenter lucidement : une insurrection verticale de consciences assoiffées d’horizontalité des pouvoirs et d’horizons nouveaux, de participation et de vision.
Il faut que des nuits se dressent partout dans le monde pour endiguer la montée des terreurs. Pour que l’humain compte enfin. Et la jeunesse, débordante d’envies démocratiques. Et la vraie philosophie, amoureuse des places publiques, allergique aux salons.
L’art de vivre : vivre le luxe comme si c’était gratuit, et la gratuité comme si c’était du luxe.
De quel monde suis-je le touriste éternel ?.
Le couteau tranche les cordes, une à une. Le piano, suspendu dans le vide, s’affaisse à chaque fois un peu plus dans des éclats sourds et des grottes cacophoniques. On dirait du Boulez. Puis c’est la chute, et l’explosion orchestrale sur le vendeur de parfum. Le sang se mêle a…
Ce qui ne me tue pas me rend plus mort.
Voilà : il nage, crawle et nie tout.
Plus on est de magiciens, plus on vit.
La mauvaise fatigue empêche les baisers.
Philosopher. Articuler son point de vécu sur son point de vue, et non l’inverse.
Toute image est un mensonge qui attend d’être vécu pour devenir un vrai reflet du monde.
Les cœurs et les cerveaux d’abord !.
Trump, ce n’est pas la revanche des pitoyables (Hillary Clinton), mais la revanche du réel. Celle des gens malmenés par la crise et insécurisés par le climat anxiogène des marchands d’âmes. Celle des clients-citoyens qui confondent politique et investissement, bien commun et p…
Tout n’est que fantasme dans le cœur, cette bombe humaine si facile à piloter par la peur.
Les élites médiatisées nous divertissent du pire en devenir, souvent à leur insu.
Nous, citoyens, devons déchirer ce voile de tromperie généralisée en partageant nos vécus et nos pensées hors-sondages, nos convictions hors-populisme, nos doutes hors-résignation.
Connectons-nous au foisonnement divers de nos réalités, mélangeons nos lassitudes et nos perplexités, retrouvons le sens du dialogue et échangeons nos tentatives de compréhension pour renforcer notre jugement critique, affirmer nos valeurs humanistes, faire grossir notre puiss…
Faisons de Dream Tanks, les agoravidéos citoyennes, notre plateforme connective pour bâtir notre épopée démocratique AVEC la realité de ce que nous sommes, de ce que nous voulons, et non CONTRE elle !.
C’est ma nature profonde De toujours m’épuiser À parcourir le monde Sans en trouver la clé ; De toujours rentrer tard Dans les rêves des autres, De m’endormir connard, De m’éveiller apôtre.
C’est ma nature profonde D’oublier les prénoms Et pourquoi la Joconde A bouffé Cupidon ; De faire grincer les verres, De cirer les bottines, De lécher les cuillères, De chourer les tartines.
C’est ma nature profonde De sentir la cata’ Et de capter les ondes Quand il n’y en a pas ; De pencher pour le pire En songeant au meilleur Et d’essayer de rire En essuyant des pleurs.
C’est ma nature profonde D’aimer à la folie La vie – belle ou immonde – Que l’époque interdit ; De supprimer la haine Des ingrédients forcés, De remplir en aubaines Le cœur d’une amitié.
C’est ma nature profonde De faire mes adieux Et d’attendre la tombe (On fait ce que l’on peut) ; De toujours vouloir être Et l’infirme et le saint Avec, pour me connaître, Un parfum. – Ton parfum.
L’histoire de la philosophie, langue de bois des philosophes.
Notre première victoire sera d’obliger la politique à dire enfin quelque chose, plutôt que du blabla de technocrates et du comptage de sous. Notre deuxième victoire sera de croiser nos regards et d’inventer un discours nouveau, des feuilles de route inédites, un mouvement phil…