Essayez d’être libre: vous mourrez de faim. La société ne vous tolère que si vous êtes successivement serviles et despotiques; c’est une prison sans gardiens – mais d’où on ne s’évade pas sans périr. Emile Cioran : Précis de décomposition
Citations, maximes, sentences, axiomes, proverbes
Nicolas Sébastien-Roch : Maximes et pensées
Telle est la misérable condition des hommes, qu’il leur faut chercher, dans la société, des consolations aux maux de la nature, et, dans la nature, des consolations aux maux de la société. Combien d’hommes n’ont trouvé, ni dans l’une ni dans l’autre, des distractions à leurs peines. Nicolas Sébastien-Roch : Maximes et pensées
Charles-Augustin Sainte-Beuve : Oeuvre inconnue
Ce qu’il y a de plus étonnant dans les hommes et de plus inépuisable en eux, c’est encore leur bassesse et leur platitude. Charles-Augustin Sainte-Beuve :
Alexandre Dumas (fils) : La dame aux camélias
N’estime l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut; c’est un bon serviteur et un mauvais maître. Alexandre Dumas (fils) : La dame aux camélias
Paul Verlaine : Oeuvre inconnue
Que ton vers soit la bonne aventure Eparse au vent crispé du matin Qui va fleurant la menthe et le thym… Et tout le reste est littérature. Paul Verlaine :
Jean Racine : Les plaideurs
Ma foi! Sur l’avenir, bien fou qui se fiera: Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera. Jean Racine : Les plaideurs
François-René de Chateaubriand : Le génie du christianisme
L’imagination est riche, abondante, et merveilleuse; l’existence pauvre, sèche et désenchantée. On habite, avec un coeur plein, un monde vide; et, sans avoir usé de rien, on est désabusé de tout. François-René de Chateaubriand : Le génie du christianisme
Nicolas Boileau : Epîtres
Qui vit content de rien possède toute chose. Nicolas Boileau : Epîtres
Nicolas Boileau : Les satires
Dans le crime il suffit qu’une fois on débute; Une chute toujours attire une autre chute. Nicolas Boileau : Les satires
Alfred de Musset : Poésies nouvelles
Le coeur d’un homme vierge est un vase profond. Lorsque la première eau qu’on y verse est impure, La mer y passerait sans laver la souillure, Car l’abîme est immense, et la tache est au fond. Alfred de Musset : Poésies nouvelles