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Victor Hugo

305 citations et aphorismes

Les langues sont comme la mer, elles oscillent sans cesse. À certains temps, elles quittent un rivage du monde de la pensée et envahissent un autre. Tout ce que leur flot déserte ainsi sèche et s’efface du sol. C’est de cette même façon que des idées s’éteignent, que des mots …

Il en est des idiomes humains comme de tout. Chaque siècle y apporte et en emporte quelque chose. Qu’y faire ? Cela est fatal. C’est donc en vain que l’on voudrait pétrifier la mobile physionomie de notre idiome sous une forme donnée. C’est en vain que nos Josué littéraires cr…

Il en est des idiomes humains comme de tout. Chaque siècle y apporte et en emporte quelque chose. Qu’y faire ? Cela est fatal. C’est donc en vain que l’on voudrait pétrifier la mobile physionomie de notre idiome sous une forme donnée.

L’homme qui n’est pas aimé plane comme un vautour sur les amantes d’autrui.

Le propre de l’amour, c’est d’errer.

Ne soyons ni prudes, ni prudents, ni prud’hommes. Je porte un toast à l’allégresse ; soyons allègres !.

Qui dit frontière, dit ligature. Coupez la ligature, effacez la frontière, ôtez le douanier, ôtez le soldat, en d’autres termes, soyez libres ; la paix suit.

Qui a intérêt aux frontières ? Les rois. Diviser pour régner. Une frontière implique une guérite, une guérite implique un soldat. On ne passe pas, mot de tous les privilèges, de toutes les prohibitions, de toutes les censures, de toutes les tyrannies. De cette frontière, de ce…

Nous voulons que le peuple vive, laboure, achète, vende, travaille, parle, aime et pense librement, et qu’il y ait des écoles faisant des citoyens, et qu’il n’y ait plus de princes faisant des mitrailleuses. Nous voulons la grande république continentale, nous voulons les État…

La liberté, c’est le but ; la paix, c’est le résultat.

Ne craignons jamais les voleurs ni les meurtriers. Ce sont là les dangers du dehors, les petits dangers. Craignons-nous nous-mêmes. Les préjugés voilà les voleurs ; les vices, meurtriers. Les grands dangers sont au dedans de nous. Qu’ importe ce qui menace notre tête ou notre …

Les grands dangers sont au dedans de nous. Qu’ importe ce qui menace notre tête ou notre bourse ! Ne songeons qu’à ce qui menace notre âme.

C’est un tort de s’absorber dans la loi divine au point de ne plus s’apercevoir de la loi humaine. La mort n’appartient qu’à Dieu. De quel droit les hommes touchent-ils à cette chose inconnue ?.

La mort n’appartient qu’à Dieu. De quel droit les hommes touchent-ils à cette chose inconnue ?.

Non, je n’opprime pas! jamais je ne tuerai! Jamais, ô Liberté, devant ce que je brise, On ne te verra faire un signe de surprise. Peuple, pour te servir, en ce siècle fatal, Je veux bien renoncer à tout, au sol natal, A ma maison d’enfance, à mon nid, à mes tombes, A ce bleu c…

Ce qui fait qu’il est bon d’avoir été proscrit. Je sauverais Judas si j’étais Jésus-Christ.

Le temps est l’architecte, le peuple est le maçon.

J’ai dit à Dieu : Seigneur, jugez où nous en sommes ; Considérez la terre et regardez les hommes. Ils brisent tous les nœuds qui devaient les unir. Et Dieu m’a répondu : Certes, je vais venir.

Les actions qu’on fait ont des lèvres d’airain.

Les modes ont fait plus de mal que les révolutions.

Les modes ont fait plus de mal que les révolutions. Elles ont tranché dans le vif ; elles ont attaqué la charpente osseuse de l’art ; elles ont coupé, taillé, désorganisé, tué l’édifice, dans la forme comme dans le symbole, dans sa logique comme dans sa beauté.

Les coquillages sont de grands Seigneurs, qui, tout brodés et tout passementés, évitent le rude et incivil contact de la populace des cailloux.

Un hypocrite est un patient dans la double acceptation du mot ; il calcule un triomphe et endure un supplice. La préméditation indéfinie d’un mauvais coup accompagnée et dosée d’austérité, l’infamie intérieure assaisonnée d’excellente renommée, donner continuellement le change…

La mer est patente et secrète ; elle se dérobe, elle ne tient pas à divulguer ses actions. Elle fait un naufrage, et le recouvre ; l’engloutissement est sa pudeur La vague est hypocrite ; elle tue, vole, recèle, ignore et sourit. Elle rugit, puis moutonne.

Pas de bête comme la mer pour dépecer une proie. L’eau est pleine de griffes. Le vent mord, le flot dévore ; la vague est une mâchoire. C’est à la fois de l’arrachement et de l’écrasement. L’océan a le même coup de patte que le lion.

Le penseur veut, le songeur subit.

La religion, la société, la nature ; telles sont les trois luttes de l’homme. Ces trois luttes sont en même temps ses trois besoins ; il faut qu’il croie, de là le temple ; il faut qu’il crée, de là la cité ; il faut qu’il vive, de là la charrue et le navire. Mais ces trois so…

La religion, la société, la nature ; telles sont les trois luttes de l’homme. Ces trois luttes sont en même temps ses trois besoins ; il faut qu’il croie, de là le temple ; il faut qu’il crée, de là la cité ; il faut qu’il vive, de là la charrue et le navire. Mais ces trois so…

Je dédie ce livre au rocher d’hospitalité et de liberté, à ce coin de vieille terre normande où vit le noble petit peuple de la mer, à l’île de Guernesey, sévère et douce, mon asile actuel, mon tombeau probable.

Dans l’ordre des faits moraux, tomber n’exclut point planer. De la chute sort l’ascension.