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Victor Hugo

305 citations et aphorismes

La vengeance est boiteuse, elle vient à pas lents mais elle vient.

Deux mains jointes font plus d’ouvrage, sur la terre, Que tout le roulement des machines de guerre.

Chaque flot du temps superpose son alluvion, chaque race dépose sa couche sur le monument, chaque individu apporte sa pierre Ainsi font les castors, ainsi font abeilles, ainsi font les hommes. Le grand symbole de l’architecture Babel, est une ruche.

Toute la vie est un secret, une sorte de parenthèse énigmatique entre la naissance et l’agonie, entre l’œil qui s’ouvre et l’œil qui se ferme.

L’argot n’est autre chose qu’un vestiaire où la langue, ayant quelque mauvaise action à faire, se déguise. Elle s’y revêt de mots masques et de métaphores haillons.

Dieu est l’auteur de la pièce Satan est le directeur du théâtre.

Qu’est-ce que la douleur physique près de la douleur morale !

Voici qu’en un instant L’émeute sombre, horrible, à grands cris, en chantant, Accourt, s’étend, bondit, sème les embuscades, Fait de terre en hurlant sortir les barricades, Et que la mort jaillit des caves et des toits.

Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort !

Toi seule est toute ma joie, tout mon bonheur, toute ma vie ; je ne vaux que par toi et pour toi.

“Mais si l’on ne peut pardonner, cela ne vaut pas la peine de vaincre. ”.

Mais si l’on ne peut pardonner, cela ne vaut pas la peine de vaincre.

Soit. Vous voulez le service militaire obligatoire. Contre qui ? contre d’autres hommes. Moi, je ne veux pas de service militaire. Je veux la paix. Vous voulez les misérables secourus, moi je veux la misère supprimée. Vous voulez l’impôt proportionnel. Je ne veux point d’impôt…

Les diplomates trahissent tout excepté leurs émotions.

En général, ceci est un peu l’histoire des femmes. Elles en sont toutes là. Elles repoussent les choses, mais habillez les choses de mots, elles les acceptent. Choisissez bien le mot pourtant. Elles s’indignent du mot cru, elles s’effarouchent du mot propre, elles tolèrent le …

En général, ceci est un peu l’histoire des femmes. Elles en sont toutes là. Elles repoussent les choses, mais habillez les choses de mots, elles les acceptent. Choisissez bien le mot pourtant. Elles s’indignent du mot cru, elles s’effarouchent du mot propre, elles tolèrent le …

Une femme qui a un amant est un ange, une femme qui a deux amants est un monstre, une femme qui a trois amants est une femme.

Les grands sont ce qu’ils veulent, les petits sont ce qu’ils peuvent.

L’esprit d’une bête, c’est de ne pas être sot.

Le suicide, cette mystérieuse voie de fait sur l’inconnu.

L’intelligence est invincible mais l’élément est imprenable.

Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s’appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes elle s’appelle à présent la Peine de Mort.

On abat un rocher, on abat un chêne, on abat un chien ; le meurtre commence à l’homme ; l’homme peut seul être assassiné.

La quantité de droit se mesure à la quantité de vie.

L’espace est un océan ; les univers sont des îles. Mais il faut des communications entre ces îles. Ces communications se font par les âmes. La mort fait des envois d’esprits d’un monde à l’autre.

L’Humanité, composée d’âmes et pleine de Dieu, c’est une lumière. L’Humanité vide, c’est un spectre. Otez-moi de là ce fantôme.

La grande chose de la démocratie, c’est la solidarité. La solidarité est au delà de la fraternité ; la fraternité n’est qu’une idée humaine, la solidarité est une idée universelle ; universelle, c’est-à-dire divine ; et c’est là, c’est à ce point culminant que le glorieux inst…

Rien n’est solitaire, tout est solidaire.

L’intuition est à la raison ce que la conscience est à la vertu : le guide voilé, l’éclaireur souterrain, l’avertisseur inconnu, mais renseigné, la vigie sur la cime sombre. Là où le raisonnement s’arrête, l’intuition continue.

Entre tous, les grands livres sont irrésistibles. On peut ne pas se laisser faire par eux, on peut lire le Koran sans devenir musulman, on peut lire les Védas sans devenir fakir, on peut lire Zadig sans devenir voltairien, mais on ne peut point ne pas les admirer. Là est leur …